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Élevé dans une famille protestante, Alain Tartier (1945-2016) a très vite pris les chemins du militantisme : camps de jeunes, alphabétisation dans les camps de Harkis, association des étudiants en résidence universitaire de Besançon en mai 68.
En 1970, après des études de lettres classiques et de linguistique générale, il migre en Loire-Atlantique pour effectuer son service d'objecteur de conscience à la Fraternité protestante de Saint-Nazaire où il est chargé d'assister des familles et des personnes en difficulté sociale.
Après son service, engagé à Nantes dans différentes associations d'éducation populaire, il participe à de nombreuses formations en expression écrite et orale, défendant le droit pour chaque être humain de pratiquer la langue qui lui correspond. Pendant quelques années, il travaille à l’École des Beaux-Arts de Nantes comme enseignant en expression écrite et orale, et découvre d'autres mondes en travaillant avec ses collègues plasticiens.
En 1982 il obtient un poste de chargé d'éducation populaire à la Direction Départementale Jeunesse et Sports de Loire-Atlantique, poste qu’il n’abandonnera qu’à sa retraite en 2008. Conformément au profil de son poste, il s’implique dans l'accompagnement des personnes issues de l'immigration, tout en travaillant en équipe avec ses collègues dans différents domaines de l'éducation populaire.
Au cours de sa vie professionnelle, il participe, entre autres, à la réalisation de deux ouvrages : Le livre blanc des immigrations dans l'agglomération nantaise et le Guide pratique de l'association.
Retraité, il a poursuivi son action à destination des migrants en donnant des cours de français aux demandeurs d'asile comme bénévole au sein du GREF (GRoupement des Éducateurs sans Frontières).
Dans un des textes qu'il a laissés, on peut lire cette phrase qui résume bien le moteur de ses pensées : « Chacun possède les langages des vies qu'il mène ». |