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Né le 3 octobre 1893 à Overboelaere (Belgique), fils de petits paysans flamands, Émile Broodcoorens fréquente enfant un collège joséphite francophone. Il évoluera vers la laïcité sous l’influence de sa femme. Conscrit lorsque la guerre éclate, il combat sur le front belge avant de participer à l’occupation de l’Allemagne. Démobilisé en 1919, un copain l’emmène voir ses proches réfugiés à Lesconil en Bretagne. Il y fait la connaissance d’une jeune institutrice, Augustine Pavec, qui devient sa marraine de guerre et qu'il épouse en 1920. Naturalisé français en 1922, il entre aux Chantiers de Saint-Nazaire. En conflit avec la direction, il devient comptable à la Société coopérative de manutention La Fraternelle, fondée en 1919. Trésorier, puis secrétaire du syndicat des employés de commerce et de l’industrie CGT de Saint-Nazaire de 1922 à1939, il est également trésorier de l’Union départementale CGT d’août 1922 à septembre 1925 et, en 1929, secrétaire des employés confédérés de la région Bretagne-Anjou. En tant que syndicaliste, il joue un rôle important dans les négociations de 1936 ; en tant que coopérateur, il est chargé de l’application des nouvelles lois sociales aux sociétés coopératives. Déplacé à Nantes sous l’Occupation, il fait partie du mouvement Libération-Nord qu’il représente dans le Comité départemental de Libération à partir de 1944. Président de la Commission de ravitaillement, il représente le CDL dans la Commission de confiscation des profits illicites. Il contribue à la condamnation en 1945 d’André Morice, futur maire de Nantes et cogérant de l’Entreprise nantaise de travaux publics et paysagers. De retour à La Fraternelle à la Libération, il en devient le directeur en 1954, succédant au fondateur, Gaston Derenne. En 1962, il fait partie de la commission de contrôle de l’Union des coopérateurs Ouest-Océan. Il est également administrateur de la Caisse d'assurances sociales Le Travail, créée en 1928 par la CGT. Nommé à la Délégation provisoire de Saint-Nazaire en 1945, il sera réélu conseiller municipal SFIO et adjoint au maire jusqu’à sa mort, le 15 avril 1970 à Saint-Nazaire. Ses archives ont été remises en 2000-2001 par Anne-Marie Broodcoorens, sa fille, à Marie-Louise Goergen lors de ses recherches dans le cadre du Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français (Le « Maitron »). Avec l’accord de Anne-Marie Broodcoorens, elle les a déposées au Centre d’histoire du travail. Ce fonds, d’un volume de 0,2 ml après classement comporte des dossiers sur l’activité d’Emile Broodcoorens au sein du Comité départemental de Libération et du Comité départemental des assurances sociales, son implication dans la fondation du journal La Résistance de l’Ouest et des papiers personnels. Dates extrêmes : 1929-1971 / Classement et inventaire : R. Viaud / Mars 2005
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